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Marie-Odile Sène : de la salle des marchés aux amphithéâtres, un nouveau chapitre pour une pionnière

Pendant vingt-cinq ans, Marie-Odile Sène a marqué de son empreinte le marché financier ouest-africain. À la tête de CGF Bourse, elle a structuré des financements qui ont accompagné la croissance de champions régionaux et contribué à consolider la place de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) dans l’architecture économique de l’UEMOA.

Mais en 2024, alors que ses pairs la célèbrent pour sa rigueur, sa loyauté et son impact, elle choisit de tourner une page. Plutôt que de s’enfermer dans les honneurs d’une carrière achevée, elle prend une décision audacieuse : passer du monde de la finance à celui de l’éducation, en devenant Directrice Générale de BEM Dakar.

Un signal fort pour l’écosystème africain

Cette nomination n’est pas anodine. Elle symbolise une nouvelle ère pour les grandes écoles de management africaines. BEM Dakar, implantée au cœur d’un Sénégal en pleine effervescence économique, ambitionne de devenir une fabrique de leaders de rang mondial. Et qui mieux que Marie-Odile Sène, architecte de la finance moderne en Afrique de l’Ouest, pour incarner cette transformation ?

De la finance à la transmission

En quittant CGF Bourse, elle ne quitte pas le leadership. Elle le redéfinit. Elle apporte à l’éducation son expertise en ingénierie financière, sa connaissance fine des marchés et surtout sa vision : préparer une nouvelle génération de décideurs capables de rivaliser à l’échelle globale.

Là où beaucoup auraient choisi la voie des conseils d’administration confortables, Marie-Odile Sène fait le pari le plus audacieux : investir son capital de crédibilité et d’expérience dans la jeunesse africaine.

Une nouvelle mission

Son rôle à la tête de BEM Dakar ne se limite pas à une gestion académique. Elle veut en faire un hub panafricain, connecté aux réalités du continent et ouvert sur le monde. Dans ses propres mots, lors d’un éditorial pour la Journée internationale des droits des femmes, elle rappelait :

« La haute finance n’est pas un club fermé. C’est un terrain d’excellence où les femmes ont toute leur place, si elles osent s’y affirmer. »

Aujourd’hui, elle élargit cette conviction : ce n’est pas seulement la finance, mais l’ensemble du leadership africain qui doit s’ouvrir, se renouveler et se renforcer.

Un héritage en mouvement

Avec ce passage du marché aux amphithéâtres, Marie-Odile Sène prouve que l’impact d’un leader ne se mesure pas uniquement en chiffres, mais aussi en héritage humain. Sa nouvelle bataille n’est plus la valorisation des actifs, mais la valorisation des talents africains.

Mérimé Wilson

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