Nos CEO

Alassane Dia, l’architecte financier qui veut rapprocher la banque d’affaires des réalités africaines

Il y a des dirigeants dont le parcours raconte une stratégie avant même qu’ils ne la formulent. Celui d’Alassane DIA s’inscrit dans cette catégorie : une progression patiente, structurée, façonnée par l’exigence des grands groupes, puis réinvestie au service d’un projet entrepreneurial africain. Sa signature est celle d’un financier qui ne se contente pas de lire des bilans, mais qui comprend ce qu’ils cachent : la qualité d’une gouvernance, la robustesse d’un modèle économique, la sincérité d’une ambition, et surtout la capacité d’une organisation à exécuter.

Longtemps, il s’est formé dans des environnements où l’erreur coûte cher et où la décision doit s’appuyer sur des faits, des procédures et une discipline de risque. Cette école de la précision, il l’a ensuite transposée à des contextes plus complexes et plus mouvants : ceux des entreprises africaines, dont les trajectoires de croissance sont souvent rapides, mais dont l’accès au financement et aux compétences de structuration demeure inégal.

L’expérience de la banque internationale comme socle de méthode


Les premières années d’Alassane Dia se déroulent au sein du Crédit Agricole en France, dans des fonctions liées à l’analyse et à l’accompagnement d’entreprises. Très vite, il rejoint l’Inspection Générale, un passage réputé pour forger des profils capables de “voir l’organisation de l’intérieur”, de diagnostiquer les fragilités, de questionner les routines et de sécuriser les décisions. Cette période le place au carrefour de la finance d’entreprise, du contrôle, de la conformité et de la gestion des risques. Elle lui apprend une chose essentielle : dans la durée, la performance n’est jamais un accident, c’est une construction.

Il poursuit ensuite dans des responsabilités financières et de pilotage, jusqu’à des fonctions de direction impliquant la gestion des risques et des opérations de crédit. Ce continuum (analyse, audit, direction financière, risque) dessine une compétence rare : la capacité à relier la stratégie à ses conséquences chiffrées, et à traduire l’ambition en dispositifs opérationnels.

Le tournant ouest-africain : l’apprentissage de l’impact et de l’échelle


Le retour en Afrique de l’Ouest s’opère avec COFINA, une institution qui a bâti son identité sur la mésofinance et l’accompagnement d’entreprises en croissance, souvent situées entre la microfinance et la banque traditionnelle. À Dakar, puis à l’échelle régionale, Alassane Dia occupe des responsabilités de direction qui l’installent au cœur d’un défi majeur : financer l’économie réelle sans fragiliser l’institution, élargir l’accès au crédit tout en maintenant des standards de gouvernance, industrialiser des processus tout en restant proche des clients.

Là où la finance peut parfois être un langage de techniciens, cette phase lui donne une lecture “terrain” : la difficulté, pour des entrepreneurs pourtant solides, de présenter des dossiers finançables ; les limites des structures internes quand la croissance s’accélère ; les besoins de ressources longues, de conseils stratégiques, de restructurations intelligentes, d’outils de pilotage. Elle confirme, surtout, que la question n’est pas seulement de trouver de l’argent, mais de bâtir une architecture financière crédible, durable et lisible.

AFFIC : l’entrepreneuriat comme prolongement naturel d’une vision


C’est dans ce contexte qu’il fonde AFFIC (Afrique Finance Conseil). La création de cette structure n’a rien d’un saut opportuniste ; elle ressemble davantage à une conclusion logique. Après avoir vu, de l’intérieur, les attentes des banques et, de l’autre côté, les contraintes des entreprises, il choisit d’occuper l’espace qui manque le plus : celui de l’intermédiation stratégique de haut niveau, capable de parler aux dirigeants, aux investisseurs, aux bailleurs et aux institutions, avec un même degré d’exigence.

AFFIC se présente comme une firme panafricaine de conseil financier et stratégique au service du privé, du public et du parapublic, avec une ambition explicitement formulée : contribuer à un modèle de “banque d’affaires de proximité”, une formule qui dit beaucoup. Il ne s’agit pas seulement d’offrir des services sophistiqués ; il s’agit de les rendre accessibles, ancrés, adaptés aux contextes, et orientés vers la transformation.

Le métier : rendre les projets finançables, rendre les organisations crédibles


La proposition de valeur d’AFFIC s’articule autour d’un triptyque décisif : structurer, sécuriser, accélérer. Structurer, parce que les projets les plus prometteurs échouent souvent par manque de préparation financière et de gouvernance. Sécuriser, parce que l’accès au capital implique des obligations : transparence, conformité, documentation, trajectoire de rentabilité, maîtrise des risques. Accélérer, parce qu’une fois les fondamentaux en place, la croissance peut devenir plus rapide, plus stable, et mieux valorisée.

Les domaines d’intervention (levée de fonds, fusions-acquisitions, restructuration, stratégie et management, direction financière externaliséeà) répondent à une réalité fréquente : de nombreuses organisations disposent d’un marché et d’une ambition, mais pas toujours des instruments de pilotage pour convaincre un investisseur ou négocier un financement au bon coût. La DAF externalisée, notamment, apparaît comme une réponse pragmatique aux PME et entreprises en expansion : elle apporte une compétence “cœur” sans attendre une maturation interne parfois longue.

Un style de leadership : l’exigence calme et la proximité structurée


Ce qui distingue les dirigeants financiers qui réussissent en Afrique n’est pas seulement la technicité. C’est la capacité à composer avec des environnements hybrides : réglementations en évolution, information parfois imparfaite, volatilité de certaines chaînes de valeur, contraintes de trésorerie, mais aussi opportunités massives et marchés dynamiques. Le leadership d’Alassane Dia se lit dans ce positionnement : une exigence de standard, sans rigidité ; une proximité avec les réalités, sans concession sur la rigueur.

AFFIC met en avant des valeurs qui, dans le conseil, ne sont pas décoratives : Proximité, Écoute, Excellence, Respect. Cette grammaire suggère une méthode : comprendre avant de prescrire, écouter avant de modéliser, construire une relation de confiance avant de négocier des termes financiers. Dans l’espace ouest-africain, où la réputation et la crédibilité comptent autant que les chiffres, cette approche devient un avantage compétitif.

Un signal pour le Sénégal : la montée d’une finance entrepreneuriale


Le Sénégal voit émerger une génération de professionnels de la finance qui choisissent l’entrepreneuriat, non par rupture, mais par ambition : créer des structures capables de mieux accompagner les champions nationaux et régionaux, de mobiliser des capitaux, de structurer des projets stratégiques, et de rapprocher le monde des investisseurs des besoins concrets de l’économie. AFFIC s’inscrit dans ce mouvement, avec une promesse simple mais exigeante : contribuer à professionnaliser l’accès au financement et à hisser la structuration financière au rang d’outil de souveraineté économique.

Dans un environnement où les besoins sont immenses (industrialisation, infrastructures, agro-industrie, services essentiels, transformation digitale) la question centrale reste la même : comment financer intelligemment, durablement, et avec une gouvernance robuste ? En se positionnant à l’interface entre ambition locale et standards internationaux, Alassane Dia propose une réponse de praticien : créer des ponts, réduire les asymétries d’information, professionnaliser les dossiers, et transformer des projets en investissements.

La promesse d’une banque d’affaires “utile”


Au fond, le projet porté par Alassane Dia avec AFFIC renvoie à une idée forte : en Afrique, le capital existe, mais il exige des cadres, des récits crédibles, des dispositifs de contrôle, et une exécution disciplinée. La banque d’affaires de proximité qu’il revendique est une banque d’affaires utile : moins centrée sur l’effet d’annonce, davantage tournée vers la qualité des montages, la solidité des trajectoires et la création de valeur réelle.

Mérimé Wilson

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page