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Diaretou Madina Gaye Dieng Dieng, l’architecte des transitions : des télécoms à l’énergie, une même obsession de l’impact

À l’heure où l’Afrique francophone accélère sa modernisation (électrification, data centers, industrie, bâtiments intelligents) une poignée de dirigeants opèrent à la jonction des infrastructures, du numérique et de la performance. Diaretou Madina Gaye Dieng Dieng fait partie de cette génération qui pense la transformation comme une chaîne complète : stratégie, exécution, partenariats, talents. Depuis mars 2024, elle pilote, depuis Casablanca, le cluster “French Speaking Africa & Islands” de Schneider Electric, un périmètre de plus de soixante pays, du Maghreb à l’Afrique de l’Ouest et du Centre, jusqu’aux îles (océans Indien, Atlantique, Caraïbes et Pacifique francophone).

Une nomination dans un secteur où la souveraineté se joue en kilowatts… et en données

Le choix de Schneider Electric n’est pas anodin. Le groupe, spécialiste de la transformation digitale de la gestion de l’énergie et de l’automatisation, adresse des marchés qui structurent désormais la compétitivité africaine : infrastructures, industrie, bâtiments, data centers. Dans ce théâtre économique, la promesse n’est plus seulement d’installer des équipements, mais d’optimiser des systèmes : efficacité énergétique, continuité de service, pilotage numérique, sécurité opérationnelle.

Dans ses fonctions, Diaretou Madina Gaye Dieng Dieng est chargée de conduire la stratégie régionale, de renforcer l’écosystème de partenaires et d’accélérer le déploiement de solutions orientées durabilité, “électricité 4.0” et automatisation de nouvelle génération.

Sonatel, l’école de la rigueur et de la croissance B2B

Avant Schneider, son nom s’est imposé dans une autre industrie de réseau : les télécommunications. Au sein du Groupe Sonatel / Orange, elle a bâti l’essentiel de sa trajectoire sur le segment le plus exigeant (le B2B) là où se croisent innovation, grands comptes, administrations, sécurité, connectivité et services managés.

Arrivée chez Sonatel en 2004, elle prend la direction Marketing & Communication de l’unité B2B, un poste qui touche au cœur de la proposition de valeur : portefeuille produits, différenciation, lancement de solutions, et conduite du changement dans les offres.
Puis, elle passe à la direction commerciale pour les clients entreprises et gouvernementaux, avec des enjeux de croissance, d’organisation de la force de vente et d’excellence d’exécution.
Elle enchaîne ensuite comme Directrice Stratégie & Business Development de l’unité B2B, un rôle où se définissent les plans pluriannuels, les priorités d’investissement, les partenariats technologiques, et les ambitions d’expansion.

Cette progression n’a rien d’un simple “parcours interne”. Elle raconte une spécialité rare : la capacité à industrialiser la croissance dans les environnements complexes, ceux où chaque décision engage la qualité de service, la confiance des clients et la cohérence des opérations.

À la tête de Sonatel Business Solutions : la culture du résultat, avec le P&L en première ligne

La bascule majeure intervient en 2016 lorsqu’elle est nommée CEO de Sonatel Business Solutions (SBS). Elle y dirige des équipes et porte une responsabilité complète sur la performance. Les sources disponibles soulignent notamment un management d’équipes et une logique d’impact sur la croissance, dans un univers ICT où l’on ne vend pas uniquement des produits, mais des engagements de service.

Dans le B2B télécoms, les cycles sont longs, les exigences contractuelles élevées, et la concurrence porte sur l’expertise autant que sur le prix. C’est précisément dans ce cadre que se forment les dirigeants capables, ensuite, de parler aux industriels, aux opérateurs d’infrastructures, aux développeurs de data centers et aux États. Une continuité se dessine déjà : la maîtrise des systèmes critiques.

Chief of Staff du CEO du Groupe Sonatel : le cockpit stratégique

Entre 2021 et début 2024, Diaretou Madina Gaye Dieng Dieng occupe un poste de confiance : Chief of Staff auprès du CEO du Groupe Sonatel, couvrant plusieurs pays sous la marque Orange en Afrique de l’Ouest. Une fonction souvent méconnue du grand public, mais centrale dans les grandes organisations : appui à la décision, coordination des priorités, suivi des dossiers structurants, interface entre stratégie et exécution.

Elle ajoute, sur une période, une expérience de gouvernance en siégeant comme Board Member d’Orange Bissau, ce qui renforce un autre registre de leadership : la vision à long terme, la gestion des risques, et la lecture des trajectoires pays.

Schneider Electric : conduire une géographie, animer 500 talents, accélérer les solutions

À Schneider Electric, l’équation change d’échelle et de nature. Il ne s’agit plus seulement de réseaux télécoms, mais d’un continuum énergie – automatisation – numérique au service de la productivité et de la décarbonation. Selon plusieurs profils et annonces, le cluster qu’elle dirige rassemble près de 500 talents et opère sur un ensemble de marchés hétérogènes : maturités réglementaires différentes, rythmes d’investissement publics variables, tissus industriels contrastés, et impératifs d’accès à l’énergie.

Dans cette géographie, la création de valeur tient à trois leviers.

D’abord, la capacité à faire converger les enjeux. Un data center, par exemple, n’est pas qu’un bâtiment : c’est une architecture électrique, une chaîne de refroidissement, un pilotage temps réel, une cybersécurité, une résilience. Même logique pour l’industrie, les infrastructures urbaines, les hôpitaux, les universités.

Ensuite, l’écosystème. Dans de nombreux pays, la réussite passe par des partenaires intégrateurs, installateurs, bureaux d’ingénierie, développeurs immobiliers, et parfois par des montages financiers adaptés. Conduire un cluster, c’est donc autant faire de l’exécution que créer une “coalition de livraison”.

Enfin, le talent. Une équipe de plusieurs centaines de personnes, réparties sur de multiples marchés, ne se pilote pas uniquement par objectifs. Elle se pilote par culture, par clarté stratégique, par méthode et par exigence de résultats.

Une ingénieure formée au management : la double grammaire

Son parcours académique combine rigueur scientifique et management. Plusieurs sources mentionnent une formation d’ingénieure (notamment Centrale Lille) et des qualifications en management (HEC Paris / Mines Paris), complétées par un programme de General Management à Harvard Business School Executive Education.

Ce type de profil hybride compte dans les secteurs qu’elle traverse. La transition énergétique et la digitalisation industrielle demandent de parler plusieurs langues : celle des ingénieurs, celle des financiers, celle des régulateurs, celle des clients. Elles demandent aussi de relier la stratégie à la mise en œuvre et d’accepter que la performance se mesure au terrain.

Ce que sa trajectoire dit de l’économie sénégalaise… et de l’Afrique francophone

Il y a, dans cette trajectoire, une lecture plus large que le seul succès individuel.

D’abord, le Sénégal confirme une capacité à former et projeter des dirigeants de haut niveau dans des multinationales stratégiques. Ensuite, les carrières “télécoms → énergie → industrie” deviennent cohérentes : ce sont des secteurs d’infrastructures où l’excellence opérationnelle, la gouvernance et l’innovation comptent autant que la technologie elle-même.

Enfin, l’Afrique francophone gagne une représentativité plus forte dans les centres de décision régionaux. À l’heure où les priorités se nomment souveraineté énergétique, compétitivité industrielle et résilience des services essentiels, la présence de leaders africains à la tête de grands périmètres n’est pas symbolique : elle conditionne la finesse de lecture des marchés, la proximité avec les acteurs publics et privés, et la capacité à bâtir des solutions adaptées.

Une feuille de route implicite : efficacité, durabilité, exécution

Diaretou Madina Gaye Dieng Dieng arrive à Schneider Electric avec une compétence rare sur le continent : la compréhension intime des modèles de croissance B2B, la discipline de gestion, et la pratique des organisations multi-pays. À ce niveau, le leadership ne se résume pas à inspirer. Il consiste à aligner, prioriser, arbitrer et livrer.

Et dans un environnement où chaque mégawatt économisé, chaque usine modernisée, chaque bâtiment rendu plus intelligent, chaque data center sécurisé renforce la compétitivité, ce leadership devient un actif stratégique.

Mérimé Wilson

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