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El Hadji Mamadou SECK, l’homme des chiffres au cœur du ciment sénégalais

À Dakar, l’industrie du ciment n’est pas seulement une affaire de fours, de clinker et de logistique. C’est un baromètre du BTP, un thermomètre de la croissance et, souvent, un révélateur des arbitrages publics entre investissement, infrastructures et transition énergétique. À la tête de SOCOCIM Industries (Groupe Vicat) au Sénégal, El Hadji Mamadou SECK incarne cette nouvelle génération de dirigeants capables de parler à la fois finance, industrie et compétitivité nationale. Confirmé à la direction générale après avoir été Directeur général délégué, il succède à Youga Sow, devenu Président du Conseil d’administration.

Une trajectoire construite dans la rigueur financière

Le fil conducteur du parcours d’El Hadji Mamadou SECK est clair : la discipline des chiffres au service d’organisations lourdes, complexes, et soumises à des cycles économiques parfois brutaux.

Avant d’évoluer dans le ciment en Afrique de l’Ouest, il fait ses armes en France dans des environnements où la précision comptable n’est pas un luxe mais une obligation. Il passe par AREVA (aujourd’hui Orano) comme Consolidation Accountant (2009–2010), puis rejoint ArcelorMittal en tant que Financial Controller (2010–2014). Ces expériences, au croisement de la consolidation, du contrôle financier et de la gestion des risques, constituent un socle solide pour piloter plus tard des unités industrielles.

Côté formation, il s’inscrit dans une logique de montée en responsabilité : ISC Paris (Master International Business Management, 2006–2010) puis ESSEC Executive Education (Master Business Unit Management, 2017–2018), un parcours typique des profils appelés à passer de l’expertise financière au leadership opérationnel.

Vicat : onze ans d’Afrique de l’Ouest, du pilotage à la direction générale

C’est en 2014 qu’il rejoint le Groupe Vicat, et c’est surtout en Afrique de l’Ouest que sa trajectoire s’accélère. D’abord dans des fonctions de pilotage financier régional, il prend ensuite des responsabilités de premier plan au Mali, où il est Directeur général (2018–février 2023).

Puis vient le Sénégal : Directeur général délégué à partir de décembre 2022, il est nommé Directeur général de SOCOCIM en mai 2023, dans un réaménagement de gouvernance largement relayé par la presse.

Cette progression interne illustre un point : chez Vicat, le passage du contrôle financier à la direction d’une filiale industrielle n’est pas une simple promotion, c’est un changement de monde. Il faut tenir la performance, sécuriser l’approvisionnement, maîtriser les coûts énergétiques, gérer les investissements, dialoguer avec l’écosystème (État, BTP, distributeurs, syndicats), tout en restant compétitif.

SOCOCIM : piloter un acteur stratégique du BTP sénégalais

Être DG de SOCOCIM, c’est évoluer dans un secteur hautement stratégique : le ciment est un intrant essentiel des chantiers d’infrastructures, du logement, et des investissements privés. Dans cet univers, le dirigeant est jugé sur des réalités très concrètes : disponibilité du produit, stabilité des prix, capacité logistique, relation client, et robustesse des résultats.

El Hadji Mamadou SECK arrive à la tête de l’entreprise avec une image de profil “industrie + finance” : un dirigeant réputé discret, formé à la rigueur des grands groupes, et orienté vers la performance.

Dans des entretiens relayés par la presse, il a également pris position sur la nécessité de créer les conditions d’une équité fiscale, un sujet sensible dans les industries exposées à la concurrence et aux coûts structurants (énergie, transport, intrants).

Un management “performance” dans un secteur sous pression

Le ciment est une industrie de marges qui se défend au millimètre : le coût énergétique pèse lourd, la maintenance industrielle est critique, et le moindre goulot logistique peut désorganiser l’écosystème. Dans ce contexte, un DG issu du contrôle financier apporte généralement trois réflexes :

  1. Mesurer vite, décider vite : indicateurs de production, coûts, stocks, qualité, délais.
  2. Optimiser le cash : besoin en fonds de roulement, discipline des dépenses, sélectivité des investissements.
  3. Sécuriser la chaîne de valeur : achats, énergie, distribution, conformité.

Ce triptyque correspond aux attentes d’un marché sénégalais où le BTP est dynamique, mais où la compétitivité reste un enjeu permanent. Et où, désormais, une autre équation devient incontournable : la transition énergétique et la réduction de l’empreinte carbone des matériaux de construction (efficacité des fours, substitution de combustibles, innovations dans les liants, etc.). Sur ce terrain, les groupes industriels internationaux comme Vicat sont attendus, tout autant que les acteurs publics.

Une visibilité continentale qui s’affirme

La présence d’El Hadji Mamadou SECK dans les radars de classements et d’écosystèmes économiques africains (notamment via des plateformes de référence) confirme une trajectoire qui dépasse le seul cadre d’entreprise : celle d’un dirigeant qui incarne un leadership industriel ouest-africain.

Le symbole d’une expertise sénégalaise à l’international

Le parcours d’El Hadji Mamadou SECK raconte aussi une réalité sénégalaise contemporaine : des cadres formés à l’international, passés par des groupes mondiaux, et revenus occuper des fonctions clés dans des secteurs stratégiques de l’économie nationale.

Son itinéraire de la consolidation financière en France à la direction générale d’un champion industriel au Sénégal, en passant par la conduite d’une filiale au Mali illustre une compétence précieuse : savoir traduire la complexité en performance, sans perdre de vue l’impact réel sur l’économie productive.

Mérimé Wilson

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